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La data en question : Atelier du DSF au Forum d'Avignon, à Bordeaux

 

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#SuperDemain : maîtriser notre avenir numérique

L'article sur le site du DSF

#SuperDemain (photo Nicolas Oppenot)

Retour sur l'événement qui a rassemblé tous les acteurs dédiés aux cultures numériques, aux médias et à l'éducation dans la région Rhône-Alpes / Auvergne.

Super Demain se veut un événement positif autour de nos usages du numérique. Pour la co-directrice de Fréquence Ecoles, Dorie Bruyas, c'est une "fête/forum" dans laquelle on retrouve des conférences, des infographies originales, des acteurs innovants et des ateliers. Le tout dans une ambiance "fun" pour s'approprier positivement cet univers et envisager l'avenir en maîtrisant mieux ses pratiques. 

Elle nous en dit plus dans cette interview : 

 
 

Tour d'horizon en images et en tweets


 

 

La révolution numérique donne ses chances à toutes et tous #RevueDuNet

>>Sur le site du DSF<<

Après un 8 mars consacré au droit des femmes, la semaine se poursuit en mettant l’accent sur les opportunités qu’offre le numérique pour l’émancipation de chacune et chacun. En effet, la quatrième révolution industrielle que nous sommes en train de vivre a une caractéristique fondamentale : l’égalité des chances entre les hommes et les femmes face à la technologie numérique.

Tout le reste est affaire de mentalité, comme le souligne Delphine Rémy-Boutang, organisatrice de La Journée de la Femme Digitale aux Folies Bergères, dont Orange est partenaire : "C'est un état d'esprit. C'est prendre le parti de se dire que le digital est une opportunité formidable et que malheureusement, les femmes dans le secteur du numérique sont sous-représentées en France. Les chiffres le prouvent, c'est 27 % (NDLR - cf étude Syntec Numérique). Il faut absolument que les femmes investissent ce secteur qui est le secteur du futur pour qu'on ne soit pas encore dans les mêmes stéréotypes"

Simplon se mobilise également sur la place des femmes dans le numérique. A cet effet, l’école organise des projections-débats de Code, Debugging the gender gap, un documentaire encore inédit en France de Robin Hauser Reynolds, sélectionné au prestigieux Tribeca Film Festival en 2015, qui s’interroge sur les causes de la sous-représentation des femmes dans les métiers du numérique. Simplon et ses partenaires (Orange, Microsoft, Duchess, Empow’her et Girlz In Web) veulent sensibiliser le public sur la place des femmes dans le métier de développeur. Apprendre à coder est accessible à toutes et tous. Et c’est l’opportunité d’intégrer un secteur très porteur.

A noter que lors du Festival des Rendez-Vous du Futur qui aura lieu les 14 et 15 avril à l'Espace Saint-sauveur, à Paris, de nombreux signataires de la pétition #JamaisSansElles seront présents pour débattre, entre autre, du sujet de la parité dans le monde numérique. Un événement riche où vous pourrez interagir avec des intervenants prestigieux. A suivre ...

Et aussi cette semaine :

 

Kiddle, le Google des petits Avec ses partenaires éditeurs, Google a développé Kiddle, une version “Kid” de son moteur de recherche permettant de filtrer les résultats pour les rendre accessibles au jeune public. Plusieurs couches offrent une sélection de liens allant de ceux qui sont dédiés aux enfants, à d'autres dont les contenus sont vérifiés par l’outil SafeSearch mis en place par la firme. Certains mots mettent le petit robot mascotte du site en colère, mais par contre, lorsque les premiers résultats présentent des produits de marque, celui-ci ne bronche pas !

 

 

Le numérique dès le primaire pour lutter contre l’échec scolaire Plus de numérique dès l'école primaire : c'est l'appel de l'Institut Montaigne. Dans un rapport intitulé «Le numérique pour réussir dès l'école primaire», le think tank évoque les possibilités offertes par l'utilisation de nouveaux outils, en particulier pour lutter contre l'échec scolaire.

 

 

 

La dimension éthique du numérique : entretien avec Laure Kaltenbach

 



>>Sur le site du DSF<<

Think tank sur les relations entre innovation, culture et économie et initiateur de rencontres internationales pluridisciplinaires sur ces thématiques, le Forum d'Avignon  se donne également pour mission de défendre les droits de l'homme numérique. Avant la prochaine édition qui se déroulera à Bordeaux les 31 mars et 1er avril prochains, nous revenons sur ces sujets avec Laure Kaltenbach , sa directrice.

Pouvez-vous nous présenter le Forum d'Avignon en quelques mots ? 

Le Forum d'Avignon, c'est d'abord un laboratoire d'idées qui travaille sur les liens entre culture, innovation et économie, autour de 3 axes : l'innovation numérique, les modèles économiques et la fiscalité et enfin l'attractivité des territoires et les villes intelligentes. 
 

"Créer des liens entre culture, innovation et économie"



La mission du Forum consiste également en l'organisation de rencontres internationales, de grands débats où une quarantaine de nationalités sont représentées : 1/4 d'artistes, 1/4 d'entrepreneurs, 1/4 de personnalités politiques et 1/4 d'étudiants universitaires qui viennent dialoguer sur ces liens que l'on souhaite féconds entre la culture, l'économie et l'innovation. 

Qu'est-ce qui vous a conduit à créer ce Forum ? 

C'est une aventure collective, sur un « scénario » original de Renaud Donnedieu de Vabres lorsqu’il était ministre de la Culture et de la Communication. Nous sommes en fin 2006, début 2007, la France vient de ratifier, avec d’autres pays, la convention sur la diversité culturelle. Plusieurs personnalités - que j'appelle le "canal historique" ! - qui deviendront les membres du Conseil d’Administration se sont réunies et l’idée à germé de faire se rapprocher des mondes qui n’avaient que peu d’occasions – et pas de lieu dédié – de se rencontrer : culture et économie. C'est comme ça qu'est né le Forum. La Présidence française de l’Union européenne au deuxième semestre 2008 nous a donné l’occasion de transformer l’idée en manifestation à vocation européenne et internationale. 
 

"Rapprocher des mondes qui n'avaient que peu d'occasions de se rencontrer"



Après une première édition où nous avons constaté avec joie que l'énergie pluridisciplinaire, multi-sectorielle et internationale dégagée par les participants et intervenants fonctionnait, nous avons souhaité étayer ces liens entre culture, économie et numérique, et analyser les enjeux sous un angle à la fois artistique, entrepreneurial et social. 

Petit à petit, le laboratoire d’idées est né et s’est structuré, grâce aux partenaires et notamment à nos partenaires études (en particulier Ernst & Young, L’Atelier BNP Paribas et Kurt Salmon). Aujourd’hui nous avons publié plus de 35 études internationales, animons 20 groupes de travail et 20 débats par an en dehors des rencontres internationales sur les 3 domaines évoqués précédemment. 

Cette aventure nous a permis d’organiser, en 8 ans, 12 éditions internationales : 6 en Avignon, une à Paris, 4 en Allemagne dans la Ruhr et une en Espagne à Bilbao. 

Vous avez participé, en tant que grand témoin, à un atelier du Digital Society Forum, le 5 mai dernier, au Numa, à Paris, autour de la vie privée à l'ère numérique  où vous avez insisté d'ailleurs sur l'aspect éthique et pas seulement technique de nos données personnelles. Qu'avez-vous retenu de ces échanges lors de cette soirée ? 

J'ai beaucoup aimé l'énergie qui se dégageait de cette session ainsi que la qualité d'écoute. Les gens venaient d'horizons, d'âges et de lieux différents et il régnait une empathie qui était palpable quand on circulait entre les groupes. C’est une grande force que d’arriver à conjuguer de la sorte les talents ! 
 

"J'ai ressenti une vraie envie de construire un futur commun"



Ce qui m'a paru également formidable, c'est de ressentir cette vraie envie de construire un futur commun. Se dire qu'à cette notion gigantesque et protéiforme qu'est le numérique, chacun souhaite y apporter sa pierre mais toujours en gardant une dimension commune. Le débat est parfois caricatural sur ces sujets entre les tenants - légèrement fanatiques ! - d’une « technologie libératrice et progressiste » et les inquiets - a priori - du changement. Or le Digital Society Forum permet une approche réfléchie, de prendre du recul sur ce qui nous unit dans une société numérique. 

Par ailleurs, et c’était très appréciable à observer pour le think tank du Forum d’Avignon, cela a particulièrement fait écho aux travaux que nous menons sur la dimension éthique du numérique qui nécessite urgemment une prise de conscience collective. Notre conviction est que pour que nous puissions collectivement continuer à développer le business, nous avons besoin d'y mettre du sens. Ce XXIème siècle nous le montre chaque jour : la question du sens va bien au delà de la question du rôle des entreprises et de leur dimension sociale. Il s'agit aussi de toutes les questions éthiques posées par le numérique et les données. Il semble clair aujourd'hui que la technologie seule ne pourra pas y répondre. La règlementation qui, par essence, ne fait que suivre la technologie et les usages, ne peut pas non plus y répondre seule. On voit bien qu'il manque une brique. Cette brique est un mélange de responsabilité et d'éthique dans un triptyque qui implique les entreprises, les Etats et la société civile. Et j'ai trouvé que c'était justement très heureux de pouvoir appréhender concrètement cette dimension lors de cet atelier du Digital Society Forum. 




On retrouve d'ailleurs ces enjeux dans l'initiative que vous avez portée pour une Déclaration préliminaire des droits de l'homme numérique . Quel a été l'accueil de cette déclaration par les pouvoirs publics qui élaborent justement, en ce moment, une loi pour une République Numérique ? 

C'est toute la beauté de l'exercice d'un think tank ! Notre force est que nous avons des partenaires de tous horizons. Quand nous nous sommes posé la question de porter ces questions de responsabilité éthique des données, nous n’avons pas réfléchi en nous disant au départ que nous allions défendre les intérêts de telle ou tel. Nous avons commencé à travailler sur ces sujets il y a quatre ou cinq ans, époque où la question de la data était une notion floue pour beaucoup. C'est un champ qui n'est plus nouveau maintenant mais les termes du débat, les enjeux, les interactions sont loin d'être maîtrisés. 
 

"Nos données personnelles, notamment culturelles, nous définissent avec une précision redoutable !"



Notre approche a consisté à comparer nos données à notre « ADN », une sorte d’ADN numérique, en faisant le parallèle avec la déclaration universelle de 1997 sur la bioéthique et le génome humain. En effet nos données personnelles, notamment culturelles, nous définissent avec une précision redoutable ! Nous avons réuni et écouté plus de 100 personnes (philosophes, artistes, entrepreneurs, avocats pour rédiger 8 articles en 8 langues d’une déclaration préliminaire des droits de l’homme numérique (disponible sur www.ddhn.org), publiée à l’occasion du Forum d’Avignon 100% data de septembre 2014. Cette première étape, pour laquelle nous avions eu le soutien de l’Unesco, nous a ensuite permis de diffuser ces travaux aux parlementaires et commissaires européens mais aussi de les présenter aux autorités françaises, marocaines et belges. Aujourd’hui le travail sur une charte suit son cours au niveau européen et nombreuses sont les entreprises qui proposent leur propre charte. 

Le combat est loin d’être achevé car il nous semble que les acteurs doivent tous se mettre autour de la table : Etats, entreprises et société civile. Nous sommes à une époque où il faut des symboles et partir de principes communs forts ! Nous souhaitons ardemment que les instances européennes et internationales s’emparent de ce sujet éthique urgemment ! Le transhumanisme est à portée de clavier. Qu’attendons-nous ?! 

Nous savons bien que les travaux des chercheurs comme des think tank mettent plusieurs années à émerger. Nous pouvons faire un parallèle avec un sujet cher au Forum (NDLR : les liens culture et économie ont fondé le forum) qui est dorénavant porté par tous et notamment les politiques : le rôle de la culture et de l'industrie créative dans l'économie (cf dernière étude d’EY ). 

Notre démarche, à l’époque en 2007/2008, a été de parler le même langage que les dirigeants (et notamment les indicateurs quantitatifs : chiffre d'affaires, point de PIB et emploi), sans pour autant réduire la culture à sa seule dimension économique ! Au contraire, c’est la triple nature (artistique, économique et sociale) de la culture qu’il est essentiel d’articuler ! 

De la même façon qu'on parle chiffre et business lorsqu'on travaille sur la responsabilité sociétale des entreprises ... 

Exactement. Il ne faut pas y voir malice. Mais pour faire émerger un sujet, il faut trouver les bons axes. 

Il y a une dimension de principe éthique et de responsabilité qui va largement au delà de la question technologique. La Déclaration préliminaire des droits de l'homme numérique a pour but de marquer les esprits dans ce sens. Après la seconde guerre mondiale, en 1948, le crédo – bien légitime - était "plus jamais ça" et les Etats ont rédigé ce texte magnifique. En 1997, les Etats et les entreprises se sont mis ensemble en se disant : « réparer l'humain est une promesse formidable mais nous ne pouvons pas faire n'importe quoi car on touche au génome humain », c'est un événement fondamental de la fin du XXème siècle. 
 

"L'Europe pourrait être leader sur la question des données numériques"



Au Forum, notre conviction est que nous sommes à un moment crucial : il ne s’agit plus seulement de mettre Etats et entreprises autour de la table, mais d’associer la société civile pour que tous ensemble – au niveau international - travaillent sur ces questions de données numériques et produisent un texte symbolique fort. L’Europe pourrait être leader sur ce thème ! Un texte court, symbolique et merveilleusement écrit ! Nous regorgeons d’artistes, d’écrivains, de philosophes et d’ingénieurs talentueux ! 




Justement, les prochains travaux seront à Bordeaux, après plusieurs années en Avignon et une année à Paris, pour ce qui concerne la France. Pourquoi avoir choisi Bordeaux cette année ? 

Le Forum d’Avignon est itinérant depuis plusieurs années avec nos éditions en Allemagne, en Espagne et à Paris comme vous le mentionnez. Nous avons choisi Bordeaux parce que c'est une ville qui porte non seulement haut les couleurs de la culture, mais qui développe également les différentes dimensions d'attractivité culturelle des territoires. 
 

"Entreprendre la Culture"



Par ailleurs, les relations culture, économie et innovation se retrouvent à travers les multiples projets et réseaux entrepreneuriaux et universitaires de Bordeaux et sa région (French Tech, lieux culturels, écoles et universités, Darwin, la cité du vin, …), très proches des valeurs du Forum. Et Bordeaux nous a ouvert grand les bras pour accueillir les rencontres du 31 mars et 1er avril ! Nous avons rencontré beaucoup d'enthousiasme à la fois des pouvoirs publics, des entreprises et des étudiants pour porter ces débats sur le rôle de la filière culturelle et créative et de sa porosité avec les autres secteurs économiques. « Entreprendre la culture » est le thème du Forum 2016. Pour que l’aventure collective perdure ! 

> Le site du Forum d'Avignon  

 

Atelier du DSF sur l'Attention à l'heure du numérique (St Etienne)

Reportage MOJO (MObile JOurnalist !) > LiveTweet, interview, periscope et article multimedia ci-dessous

> sur le site du DSF

Retour sur l'atelier de St Etienne du 24/11 : l'attention à l'heure du numérique

L'Atelier avait lieu au Mixeur, à St Etienne, tiers lieu arts, sciences, design, entreprises, incubateur de projets créatifs novateurs et espace de rencontres.

La surabondance d'information et la multiplication des sollicitations par le biais des objets connectés toujours plus nombreux qui nous entourent posent des questions sur nos modes de vie et notre relation aux autres. 

Quels constats faisons-nous ? Quels sont les sujets saillants ? Quelles propositions pouvons-nous formuler ? 

Retour en sons, images et tweets sur l'Atelier de St Etienne !

Nous avions le plaisir de vous accueillir au Mixeur, à St Etienne pour cette 34ème édition des ateliers du Digital Society Forum sur le thème de l'attention à l'heure du numérique. 

David-Olivier Lartigaud, professeur à l'Ecole Supérieure d'Art et Design de Saint Etienne et co-commissaire d'une exposition sur l'attention était notre grand témoin. 

Cled'12 apportait également son regard affûté par la réalisation en direct de dessins grossissant les propos glanés au cours de la soirée. 

Nous vous proposons de revenir sur les temps forts de cette soirée avec : 

- Les interviews de David-Olivier Lartigaud, CLed'12 et Christophe Such, directeur des projets innovants chez Orange Rhône-Alpes Auvergne 

- Un diaporama des dessins de Cled'12 

- Le storify de la rencontre qui retrace, en images et en tweets, les propos et réactions les plus marquants 

Merci à tous pour votre implication et la richesse de vos contributions. 


LES INTERVIEWS 

 

 

 

LES DESSINS DE CLED'12 

Dessins de Cled'12 à St Etienne

LE STORIFY 

 

Atelier du DSF sur l'Attention à l'heure du numérique

> COUVERTURE DE L'EVENEMENT : LiveTweet, Interviews

Abondance d’informations, sollicitations permanentes, multi-tasking, …Ces changements nous touchent tous dans notre vie quotidienne connectée. Vous avez été nombreux à venir échanger sur votre expérience à ce sujet. Retour en images, en sons et en tweets !

Pour cette 30ème édition des ateliers du DSF, nous avions le plaisir de vous recevoir à l'Archipel pour échanger autour du dernier dossier paru dans notre forum sur l'attention et l'abondance informationnelle. Nos équipes de e-reporters, notre dessinatrice Tatienne, les participants connectés à leur compte twitter et les internautes ont été attentifs aux riches contributions des uns et des autres.

Nous vous proposons de revivre ce moment, légèrement altéré par un élément perturbateur, à travers un récit en tweets, un florilège de dessins croqués sur le vif et deux interviews à chaud de nos grands témoins Yan Claeyssen et Catherine Lejealle.

Les dessins de Tatienne Atelier sur l'Attention

 

Les interviews des grands témoins de la soirée

Catherine Lejealle, Ingénieur télécom et sociologue, Professeur associé à Paris School of Business, Auteur de "J'arrête d'être hyper connecté, votre détox digitale en 21 jours"

Yan Claeyssen, Directeur Général de Publicis ETO

Revue du Net #20

> sur le site du DIGITAL SOCIETY FORUM

> 5 faits marquants repérés cette semaine du 5 octobre
 

Axelle Lemaire lance un réseau national de "médiation numérique"

Le vivre ensemble passe aujourd'hui par la connexion de tous les citoyens à internet. Dans sa lutte contre la fracture numérique, la secrétaire d'Etat au numérique Axelle Lemaire lance un réseau national de "médiation numérique", afin de mieux structurer les "10.000 lieux" et différentes initiatives "en faveur du développement des usages numériques pour tous" :
"Avec le réseau national de la médiation numérique, nous offrons un outil performant à l'ensemble des professionnels, formateurs et médiateurs, qui travaillent au quotidien pour développer l'accès au numérique pour tous, partout en France"


La confiance, l'avantage concurrentiel de l'Europe face aux géants du web

L'Europe s'imposerait (enfin) dans ce monde numérisé gouverné par les données personnelles. Le 6 octobre dernier, le Safe Harbor a été invalidé par la Cour de justice de l'Union Européenne : les USA ne peuvent plus récupérer nos données pour en faire ce qu'il souhaitent.
En 2014, c'était sur le droit à l'oubli que s'était exprimée l'Europe. A travers ces deux décisions, notre continent semble vouloir s'activer sur le terrain mondial de la data. 
Ce véritable chantier des données personnelles en Europe peut commencer à faire trembler les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon)...


Prendra-t-on demain sa complémentaire santé chez Google?

Une course folle s'est engagée entre les assureurs et les grandes firmes collectrices de nos données numériques pour prendre le lead sur le marché de la Santé. Avec l'apparition des objets connectés à nos moindres mouvements, les Big Data connaissent un développement colossal : "Le rythme avec lequel la plupart des consommateurs disséminent une multitude de données personnelles, consciemment ou pas, est de plus en plus frénétique, et ne peut que s’accélérer avec l’arrivée des objets, voitures et autres vêtements connectés (...)" précise Fabrice Epelboin, serial entrepreneur dans le numérique, et auteur de cet article.


Livraison collaborative : bientôt tous porteurs de colis ?

Un sujet qui fait écho au dossier sur la consommation collaborative : le covoiturage de colis ! Entre des livraisons d'objets trop volumineux ou fragiles et des coûts parfois dépassant le prix de l'objet en lui-même, des startups ont imaginé une alternative à tout cela. We Demain présente 5 plateformes collaboratives qui promettent d'améliorer les délais, les coûts et les modes de distribution. 
Un intérêt économique mais aussi écologique puisque ces innovations participatives réduisent les émissions de CO2 : au lieu de créer de nouveaux trajets, nous profitons de ceux effectués par les particuliers. 


Les algorithmes détruisent-ils l’environnement ?

A quelques jours de la COP21, une étude du GeSI (Global e-sustainability Initiative) révèle que Internet pollue autant que le trafic aérien mondial.
Un sujet sensible dont s'est emparé un collectif international de chercheurs qui milite pour la création d’un « Code de la biosphère » à même de contrôler les algorithmesqui participent, selon eux, à la destruction de l’environnement.
Une thématique abordée à Lyon, vendredi dernier, lors de la conférence organisée par EcoInfo sur le thème "Internet & Réseaux : ça pèse dans le réchauffement climatique ?"


Nicolas Oppenot et Laura Beaubois

 

Revue du Net #19

> sur le site du DIGITAL SOCIETY FORUM

> 5 faits marquants repérés cette semaine du 28 septembre

Joseph Stiglitz minimise l'impact de l'économie collaborative

Invité des Rendez-Vous du Futur le 1er octobre, Joseph Stiglitz, prix Nobel d'Economie, a précisé sa position sur le poids de l'économie collaborative. Comme il l'affirme dans cet article, selon lui, elle ne pèse pas de façon significative dans l'économie : les grandes plateformes collaboratives (Uber, AirBnB, ..) représentent des dizaines de milliards de dollars, et pourtant, si on ne considère que la valeur ajoutée de ces secteurs d'activité, elle n'atteindrait que 3,4 milliards de dollars tous pays confondus. Cela s'explique par le fait que les échanges collaboratifs rentabilisent des actifs déjà existants : "Uber utilise des vraies voitures, avec de la vraie essence dans le réservoir et en principe de vrais chauffeurs, autant d’éléments tangibles déjà comptabilisés dans notre bon vieux PIB.". C'est la raison pour laquelle Joseph Stiglitz, et d'autres économistes, proposent de revoir son mode de calcul.


"Oui, le numérique est une chance pour construire l’éducation de demain"

Alors que le rapport Pisa paru récemment remet en cause les bienfaits du numérique dans la réussite scolaire, Benoit Thieulin, Président du Conseil national du numérique et Jean-Marc Merriaux, Directeur général du Réseau Canopé, du Clemi, et acteur du numérique éducatif apportent un point de vue plus nuancé. Ils mettent l'accent surtoutes les opportunités qui s'ouvrent en matière de travail collaboratif : "La transversalité, qui constitue les fondements de la révolution numérique, doit nous amener à rééquilibrer la puissance du disciplinaire sur celle des compétences, elle doit aussi démultiplier le travail collaboratif et stimuler de nouvelles formes de créativité. La créativité sera le moteur essentiel pour construire une école du XXIe siècle qui devra faire face à une transformation profonde de nos métiers d’aujourd’hui."


Management RH Pour travailler autrement, on fait comment ?

La réforme du droit du travail est officiellement en cours. Elle laisse poindre une forme de transfert de responsabilité vers l’entreprise quant à l’organisation du travail. Mais travailler autrement ne s’impose pas à coup de décrets. Les évolutions managériales et technologiques ont un impact bien plus important que le politique : "Partout, le numérique a contribué à favoriser l’ouverture nécessaire au processus de mutation global de l’économie, en libérant entreprises, collaborateurs et travailleurs."affirme Philippe Morel, Président de Nextdoor.


La consultation sur la Loi pour une République numérique n’est pas qu’un gadget politique

Le 26 septembre dernier, Manuel Valls et Axelle Lemaire ont lancé une nouvelle consultation publique autour du projet de Loi pour une République numérique. Pendant trois semaines, ils vont recueillir les avis et propositions de différents experts. Un fablab organisé pour l'occasion à Matignon a même permis de donner la parole à une centaine d'étudiants en droit. L'enjeu est à la fois d'innover dans la co-écriture d'une loi et de porter ces méthodes à l'international.


Les Twictées : nouvelles formes de dictées à l’ère du numérique et des réseaux sociaux

A l'heure d'un enseignement de plus en plus numérique, avez-vous pensé à faire desTwictées ? L'enseignant dicte une phrase de 140 signes maximum (pour que cela puisse rentrer dans un tweet) et après l'avoir recopiée au stylo, les élèves envoient la phrase qu'ils pensent être bien orthographiée par message privé à une autre claisse, via tablette, ordinateur ou téléphone. Il s'agit d'un exercice collaboratif, favorisant les échanges entre écoles, promotions, élèves et mêlant nouvelle technologie. 
D'ailleurs, « contrairement à ce que l’on pourrait facilement penser, l'usage régulier des réseaux sociaux par les élèves, ne prédispose pas au règne du langage sms ». L'usage d'un réseau social ayant pour objectif la pédagogie : une aubaine pour les enseignants et les jeunes, grands manipulateurs de ces outils.


Nicolas Oppenot

 

Revue du Net #18

> sur le site du DIGITAL SOCIETY FORUM

> 5 faits marquants repérés cette semaine du 21 septembre
 

Lancement de la Grande Ecole du Numérique

Le 17 septembre dernier, François Hollande lançait officiellement la Grande Ecole du Numérique. Une initiative qui rebondit sur l'élan insufflé par des structures existantes dont une cinquantaine seront labellisées par l'Etat d'ici la fin de l'année : 

"Nous ne partons pas de rien. Il y a déjà eu beaucoup de choses en matière de formation numérique, a précisé le président de la République. On ne nous a pas attendus. D’abord, dans le monde associatif : Simplon, qui, à Montreuil fait beaucoup pour la diffusion et la formation au numérique, WebForce3, l’Ecole 42, l’Université de Haute-Alsace… Nous voulons les rassembler et les réunir.". 

A noter que ces cursus s'adressent principalement aux élèves en difficulté. Des bourses leur seront attribuées et les organismes obtiendront des dotations de 70.000€.

Pour Frédéric Bardeau, co-fondateur de Simplon, "L’initiative va crédibiliser et institutionnaliser la démarche que nous avions déjà auprès des territoires et des collectivités, et donnera une légitimité très forte auprès des employeurs."


"Oui, le numérique est une chance pour construire l’éducation de demain"

Alors que le rapport Pisa paru récemment remet en cause les bienfaits du numérique dans la réussite scolaire, Benoit Thieulin, Président du Conseil national du numérique et Jean-Marc Merriaux, Directeur général du Réseau Canopé, du Clemi, et acteur du numérique éducatif apportent un point de vue plus nuancé. Ils mettent l'accent sur toutes les opportunités qui s'ouvrent en matière de travail collaboratif : "La transversalité, qui constitue les fondements de la révolution numérique, doit nous amener à rééquilibrer la puissance du disciplinaire sur celle des compétences, elle doit aussi démultiplier le travail collaboratif et stimuler de nouvelles formes de créativité. La créativité sera le moteur essentiel pour construire une école du XXIe siècle qui devra faire face à une transformation profonde de nos métiers d’aujourd’hui."


L’accès à Internet bientôt autorisé lors des examens universitaires ?

A l'heure où le numérique transforme les formes d'enseignement et d'apprentissage, la question de l'utilisation d'Internet pendant les examens universitaires se pose. Le comité pour la Stratégie nationale de l'enseignement supérieur (StraNES) a récemment remis un rapport à François Hollande dans lequel des propositions en phase avec les nouveaux usages du numérique dans le milieu de l'éducation ont été soulevées. Plusieurs idées en ressortent : l'étendue d'un environnement numérique de travail, l'autorisation d'accès à Internet pendant les évaluations, un renouveau des campus, pour qu'ils soient plus intelligents, connectés et numériques... 
Pour les rapporteurs, il s'agit d'une étape "inéluctable" pour que la formation de demain coïncide avec "le monde qui nous entoure".


La technologie accusée de perturber notre attention

En 2004, des universitaires américains ont observé que la capacité d'attention à une tâche était constante en moyenne 3 minutes avant d'être perturbée par une nouvelle sollicitation. En 2014, on ne compte plus qu'une minute. La technologie est la grande accusée. Des services, applications et dispositifs sont développés pour accroître la capacité d'attention, mais les chercheurs ont peu d'espoir que leurs effets soient bénéfiques.


Dominique Rousseau : « Le numérique signe la fin du droit des Etats »

En préambule au Monde FestivalLaure Bélot, a publié une série d'interviews. Danscelui-ci, nous retrouvons Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à l’Université Paris-I Panthéon-Sorbonne, qui aborde la question de l'évolution du droit face aux transformations que le numérique induit dans notre société.
Selon lui, "en 2016, un nouveau monde commence, fait du pluralisme des conceptions de vie, d’espaces post-nationaux de délibération, de revenus détachés de la force de travail, d’institutions mondiales de décision en matière de santé, d’environnement, de climat, d’alimentation…" mais avec toujours le Droit comme ciment du vivre-ensemble. A condition de le revisiter pour qu'il s'adapte aux modes de vie contemporains.


Nicolas Oppenot