La Revue du Net #6

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5 faits marquants repérés chaque semaine

"Pour ne pas être programmé, il faut programmer"

Mardi 26 mai, Frédéric Bardeau était l’invité du FIRST, le “before” des Rendez-Vous du Futur. Co-Fondateur de l’école du code Simplon, son champ d’action passe en 2 ans de Montreuil à bientôt Bamako et bien au delà, avec l’initiative de La Semaine du Code en Afrique que Simplon coordonne. Objectif : “mettre entre les mains des jeunes Africains les outils et compétences informatiques dont ils ont besoin pour réussir au 21ème siècle et contribuer activement à l’essor économique du continent.


L’âge du Faire

Plongé dans les “HackerSpaces” de la baie de San Francisco, Michel Lallement révèle dans son ouvrage “L’âge du Faire” le potentiel “disruptif” (le mot est à la mode) de ces espaces où de nouvelles formes de travail sont expérimentées jusqu’à en faireune démarche artistiqueSelon Dominique Meda, cette enquête met “extrêmement bien en évidence comment ces organisations, non vouées à l’efficacité productive, ont réussi à transformer le travail mais également à créer, à partir même de ces activités non coordonnées, de véritables communautés dans lesquelles s’inventent de nouvelles façons de faire du lien et sans doute de la politique.


Datanomics 

L’accès à un champ toujours plus vaste de données offre de nouvelles opportunités dans de nombreux domaines économiques et sociétaux. Pour accompagner ceux qui cherchent à générer de la valeur à partir de ces big data, la communauté Without Model propose des clés de compréhension. Après un travail de plus d’un an et la consultation de nombreux experts, les conclusions sont livrées dans cette publication : “Datanomics, les nouveaux business models des données”.


Les retailers s’intéressent au partage

Les distributeurs ont été les premiers impactés par le tournant de l’économie du partage, en tant qu’intermédiaires court-circuitables dans les relations entre les producteurs et les consommateurs. A présent, ils se ressaisissent et inventent denouvelles combinaisons collaboratives impliquant certaines parties prenantes de leur éco-système. Il s’agit par exemple de proposer l’échange de compétences en bricolage avec la plateforme Troc’heures de Castorama ou de déléguer une partie du service client, de la livraison … tous les domaines sont concernés ! Sans compter le partage en B to B qui commence à faire des émules dans les entreprises, même si, selon Gaëtan de Sainte Marie, directeur d’une centrale d’achats regroupant 4.000 adhérents, cela prendra du temps : « Il est déjà difficile de convaincre les dirigeants de PME de collaborer autour d’achats non stratégiques, parce que cela est souvent vu comme une perte de contrôle. Pourtant, quand ils le font – par exemple en s’associant pour négocier ensemble – ils se rendent compte que cela peut être une arme très puissante. Mais de là à ce qu’ils acceptent de partager leurs actifs… »


Handicap et numérique

La révolution numérique est bien là : dématérialisation, accélération des échanges, réseaux sociaux, imprimantes 3D. Oui elle est bien là, et pleine de promesses pour compenser le handicap dans les sphères de l'emploi, la vie sociale, culturelle et sportive. Aujourd'hui, de nombreuses solutions apparaissent principalement pour le handicap moteur ou sensoriel. Ici des applications pour ajuster l'affichage sur écran (taille, couleurs, ...), lire des informations écrites, là des devices adaptés, là des sites qui référencent les établissements accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Au-delà de cette fonction de compensation proposée par le numérique, n'oublions pas non plus sa fonction de médiation (communication, acquisition de compétences), par exemple pour des élèves souffrant de troubles de l'apprentissage ou de la concentration.
Depuis ce mercredi, l'école d'ingénieurs de Lorient accueille Les Premières Rencontres Handicaps et Numérique. Les échanges sont à suivre sur tweeter avec le hashtag #RHN2015

Nicolas Oppenot
et Charles-Antoine Berthonneau