Revue du Net #19

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> 5 faits marquants repérés cette semaine du 28 septembre

Joseph Stiglitz minimise l'impact de l'économie collaborative

Invité des Rendez-Vous du Futur le 1er octobre, Joseph Stiglitz, prix Nobel d'Economie, a précisé sa position sur le poids de l'économie collaborative. Comme il l'affirme dans cet article, selon lui, elle ne pèse pas de façon significative dans l'économie : les grandes plateformes collaboratives (Uber, AirBnB, ..) représentent des dizaines de milliards de dollars, et pourtant, si on ne considère que la valeur ajoutée de ces secteurs d'activité, elle n'atteindrait que 3,4 milliards de dollars tous pays confondus. Cela s'explique par le fait que les échanges collaboratifs rentabilisent des actifs déjà existants : "Uber utilise des vraies voitures, avec de la vraie essence dans le réservoir et en principe de vrais chauffeurs, autant d’éléments tangibles déjà comptabilisés dans notre bon vieux PIB.". C'est la raison pour laquelle Joseph Stiglitz, et d'autres économistes, proposent de revoir son mode de calcul.


"Oui, le numérique est une chance pour construire l’éducation de demain"

Alors que le rapport Pisa paru récemment remet en cause les bienfaits du numérique dans la réussite scolaire, Benoit Thieulin, Président du Conseil national du numérique et Jean-Marc Merriaux, Directeur général du Réseau Canopé, du Clemi, et acteur du numérique éducatif apportent un point de vue plus nuancé. Ils mettent l'accent surtoutes les opportunités qui s'ouvrent en matière de travail collaboratif : "La transversalité, qui constitue les fondements de la révolution numérique, doit nous amener à rééquilibrer la puissance du disciplinaire sur celle des compétences, elle doit aussi démultiplier le travail collaboratif et stimuler de nouvelles formes de créativité. La créativité sera le moteur essentiel pour construire une école du XXIe siècle qui devra faire face à une transformation profonde de nos métiers d’aujourd’hui."


Management RH Pour travailler autrement, on fait comment ?

La réforme du droit du travail est officiellement en cours. Elle laisse poindre une forme de transfert de responsabilité vers l’entreprise quant à l’organisation du travail. Mais travailler autrement ne s’impose pas à coup de décrets. Les évolutions managériales et technologiques ont un impact bien plus important que le politique : "Partout, le numérique a contribué à favoriser l’ouverture nécessaire au processus de mutation global de l’économie, en libérant entreprises, collaborateurs et travailleurs."affirme Philippe Morel, Président de Nextdoor.


La consultation sur la Loi pour une République numérique n’est pas qu’un gadget politique

Le 26 septembre dernier, Manuel Valls et Axelle Lemaire ont lancé une nouvelle consultation publique autour du projet de Loi pour une République numérique. Pendant trois semaines, ils vont recueillir les avis et propositions de différents experts. Un fablab organisé pour l'occasion à Matignon a même permis de donner la parole à une centaine d'étudiants en droit. L'enjeu est à la fois d'innover dans la co-écriture d'une loi et de porter ces méthodes à l'international.


Les Twictées : nouvelles formes de dictées à l’ère du numérique et des réseaux sociaux

A l'heure d'un enseignement de plus en plus numérique, avez-vous pensé à faire desTwictées ? L'enseignant dicte une phrase de 140 signes maximum (pour que cela puisse rentrer dans un tweet) et après l'avoir recopiée au stylo, les élèves envoient la phrase qu'ils pensent être bien orthographiée par message privé à une autre claisse, via tablette, ordinateur ou téléphone. Il s'agit d'un exercice collaboratif, favorisant les échanges entre écoles, promotions, élèves et mêlant nouvelle technologie. 
D'ailleurs, « contrairement à ce que l’on pourrait facilement penser, l'usage régulier des réseaux sociaux par les élèves, ne prédispose pas au règne du langage sms ». L'usage d'un réseau social ayant pour objectif la pédagogie : une aubaine pour les enseignants et les jeunes, grands manipulateurs de ces outils.


Nicolas Oppenot

 

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