Revue du Net #5

 

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5 faits marquants repérés chaque semaine

Lost in transition ?

Depuis mercredi, les acteurs de l’économie collaborative sont réunis au Cabaret Sauvage, à Paris où se tient la 3ème édition du Festival OuiShare. Trois jours pour échanger sur les enjeux, les défis et les dérives de cette nouvelle façon de “faire société”. D’après Antonin Léonard, membre fondateur du collectif OuiShare, un cap a été franchi : un âge 2 de l'économie collaborative se dessine. Pour qualifier cette étape, le thème “Lost in Transition” a été retenu. “Perdu”, oui, car tout reste à construire, comme le soulignait en introduction Charles Eisenstein. Un état des lieux paraît ce 21 mai aux éditions Rue de l’Echiquier sous le titre : “Société collaborative, la fin des hiérarchies”. Les bases conceptuelles issues de l’expérience de pratiques collaboratives y sont jetées pour permettre à chacun d’entrer dans la danse : “Notre vision de la société collaborative est inclusive. Il y a de la place pour tous, entrepreneur et activiste, freelance et employé, startup et association, jeunes et vieux, disruptif et disrupté.


Les élites bousculées par le numérique

Le numérique a un impact fort sur la hiérarchie des pouvoirs. La société tend à se réorganiser de façon plus horizontale, ce qui n’est pas toujours bien perçu par les élites. A cela s’ajoute le poids considérable des GAFA qui met au défi les politiques d’assumer leur rôle de régulateur : "Les capacités des mémoires augmentent en flèche, l'intelligence artificielle progresse, les processus s'emballent et Google est le lieu de concentration de pouvoir le plus considérable du moment. Nous assistons à une privatisation des forces les plus actives de la planète.déclare Laure Bélot, auteure de “La déconnexion des élites“. Dans cet ouvrage, elle fait état du décalage entre le progrès et les élites et, par ricochet, avec les citoyens. Elle sera l’invité desRendez-Vous du Futur du 26 mai prochain.


Faut-il apprendre le code en classe ?

A en juger par les réactions au tweet de l’Elysée annonçant l’enseignement du code dans le programme scolaire, le sujet fait polémique ! 
 

Pourtant, "il y a le même intérêt à apprendre le code qu'à apprendre le latin", selonNicolas Glady, professeur de micro-économie à l'ESSEC. C’est la tendance dans plusieurs pays, mais encore faut-il que notre système éducatif soit prêt à l’intégrer, comme le souligne Gilles Babinet : “Cela doit prendre la forme d’initiations et d’éducation inversée, c’est-à-dire que l’on apprend chez soi pour valider les compétences en classe. Le code est un bon substrat pour intéresser les élèves et leur apprendre à apprendre. Je pense que nous allons parvenir à l’instaurer, mais notre système éducatif est malade. Il faut d’abord commencer par le soigner”.


Un contrat familial sur le numérique proposé par ... la Police !

C’est d’Espagne que vient cette initiative. Déjà très active sur tweeter (1,58M d’abonnés), la Police Nationale Espagnole propose dorénavant un contrat entre parents et enfants pour les guider dans l’usage des outils digitaux. Avec leurs mots : « il s’agit d’une proposition du groupe Réseaux sociaux de la police nationale pour les parents et leurs enfants mineurs de moins de 13 ans afin qu’ils établissent avec eux quelques règles de bon usage (sûr, privé, respectueux) de leur smartphone, tablette, ordinateur ou autre outil connecté au moment d’acheter un nouveau gadget à leur enfant. »

Contented

Vous avez du mal à vous concentrer ?

Microsoft s’est penché sérieusement sur les impacts de nos outils connectés sur notre capacité de concentration. Il en ressort un résultat aussi étonnant qu’alarmant :les poissons rouges auraient une capacité à rester concentrés supérieure à la nôtre ! Fortement sollicités par les fils d’actualités et autres alertes intempestives, nous gagnons, en revanche, du galon en “multitasking”. Attention toutefois à ne pas se retrouver seul dans le bocal en relevant la tête !

Nicolas Oppenot