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ClubbingTV et DJ Center Records se développent – ITW de Stéphane Schweitzer

Investir dans le monde d'après

> Article publié sur le site de Capital & Dirigeants Partenaires (juin 2017)

Les entreprises françaises affichent de très bonnes performances en matière de responsabilité sociale et environnementale. Malgré les défis qui subsistent, de grands fleurons de l’industrie ont fait des choix significatifs ces 10 dernières années : C’est Danone et Essilor qui sont des exemples reconnus de l’intérêt porté aux populations précaires, Bouygues, Saint-Gobain et Schneider qui sont des leaders de l’efficacité énergétique, Michelin et Valeo qui associent à leurs sites les populations riveraines ...” Patrick d'Humieres / Président de Institut RSE management

Financer les modèles soutenables, c’est rentable

Davantage que la pression réglementaire, c’est le poids de grands investisseurs engagés dans des choix durables et transparents qui se révèle le plus efficace. Leur positionnement modifie les règles du jeu à l’échelle du marché européen et mondial et entraîne les autres acteurs de l’écosystème. “Une publication de l’Institut d’étude économique de Montréal (IEDM) explique que la RSE n’est pas à opposer avec la recherche de profits. Au contraire, les auteurs estiment que ce sont les entreprises qui sont capables de démontrer leur utilité sociale qui réussissent le mieux.”

Le crédo de Yannick Roudaut

Après 15 années passées à la Bourse, Yannick Roudaut prend une nouvelle direction professionnelle en 2008 et décide de s’intéresser aux modèles économiques soutenables : des profits et de la croissance, certes, mais sans dommages collatéraux pour la planète et ses habitants. Loin de rejeter le monde de la finance, il est convaincu qu’il faut s’en servir de levier de transformation : “Si on veut changer les choses, si on veut vraiment qu’elles évoluent dans le bon sens, il faut des financements. Et donc qu’est-ce qu’on finance ? La destruction ou le monde d’après ?”

Une génération Y en quête de sens

Une nouvelle génération arrive sur le marché, avec son lot d’exigences en terme managérial et organisationnel, venant bouleverser les hiérarchies et les écosystèmes, forcés de s’ouvrir davantage à toutes leurs parties prenantes. “56 % des jeunes issus de la Génération Y n’envisagent aucune collaboration avec certains employeurs en raison des valeurs ou de la conduite de ces entreprises et 49 % ont refusé des missions allant à l’encontre de leurs valeurs ou de leur éthique” Etude Deloitte The Millennial Survey

Vers un hyper-humanisme ?

En replaçant l’humain au centre de nos préoccupations, à l’ère où les progrès fulgurants de la technologie offrent diverses options, nous avons la possibilité de choisir la voie de l’hyper-humanisme, signant la fin de l’arrogance sur la nature et la construction d’un avenir en symbiose avec notre environnement. “À l'inverse du transhumanisme - élitiste, égoïste et narcissique, qui s'adresse à l'individu et son rêve d'immortalité, l'hyperhumanisme parle à la société et peut conduire à une collectivité mieux organisée, respectueuse, capable de créer une nouvelle humanité.Joël de Rosnay

Quels indicateurs pour compter ce qui compte ?

Pour porter cette ambition, la question des indicateurs est fondamentale. A l’échelle locale, beaucoup d’initiatives fleurissent. Même si la lecture est confuse à une plus grande échelle, le phénomène génère une nouvelle implication des acteurs publics comme privés, à l’ére de l’ouverture des données et de leurs interprétations collective. “Ces expérimentations de construction d’indicateurs en étant plus participatives servent ainsi à redonner une prise aux populations sur des objets habituellement réservés aux experts. C’est ainsi une forme d’ouverture de la « boîte noire » de la quantification qui s’opère dans un monde où la place du chiffre et son opacité sont croissantes.” Fiona Ottaviani, Enseignante-chercheuse en économie - Chaire Mindfulness, Bien-être au travail et Paix économique, Grenoble École de Management (GEM)